Il y a dans ces sourirs,
Tant d'hostilité,
Dans ce regard endormi,
Une flamme désenchantée.
Il y a dans ces pensées,
D'éternels regrets,
Des souvenirs à brûler,
Car d'une inexistante allégresse.
Mais ces souvenirs sont là,
Impossible à effacer,
A déloger de cette âme,
Où la volupté s'est absentée.
On est tous contraint,
A avancer avec ce poids,
Cette masse de chagrin,
Qui ne cesse d'évoluer pas à pas.
Plus on voudrait les oublier,
Plus ils nous consumment,
La paresse de les affronter,
A grandit à l'ère du temps perdu.
Soumis à la vigueur de notre spleen,
Notre être ne cesse de dépérir,
Même si l'on aimerait s'en enfuir,
Notre inconscient s'attacherait à l'interdit.
Tous ces jours nous resterons,
Les éternels esclaves de notre involonté,
Quoi que nous désirerons,
Nos souhaits resteront inapaisés.